VAPEURS DE SAISONS.

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29 Octobre 2011  Sous-Venir, hors propos recueillis

Il règne une atmosphère lourde. Mais pas comme les étés précédents où il avait fait pourri en Août et beau pendant la première quinzaine de Septembre. Non, là il fait 25 ° le 25, 26° le 26, et 28 ° le 28. Des têtes tombent, Karachi remue ses ménages, les chefs de la police lyonnaise la jouent gangsters avec 20 ans de retard, et à Paname, il y a une tension sexuelle de dingue.

-Oui, j’ai vu que sur toute la France, le climat ét…

-Oublie « toute la France » ; là, c’est Paris. Et Paris, c’est pas pareil.

Les loups ressortent. Une tension sexuelle de ouf. Genre un délire de pleine Lune, mais c’était pas le cas ;et en plein milieu de la semaine, des terrasses bondées, des nanas qui te mangent du regard, même si t’es moche, et des mecs relous qui veulent se taper.

-Ouais…Paris, quoi…

-Ouais, mais  là, en Octobre. Et tous ces gens-là n’ont  plus une thune, à priori.

 

D’un côté , il y a l’été, où ils ont tout claqué, de l’autre, les impôts ;mais comme dans l’air flotte un printemps à peine entamé, un semblant de prélassement, ils continuent à sortir et à claquer du flouse qu’ils n’ont même plus. L’automne s’est fait rogner ses droits et ferme sa gueule, plan d’austérité oblige. Les daleux grattent le fond de tes poches, les journaleux des lignes assassines sur sarko et vendent la peau de l’ours au plus offrant des twitters chalands ; pendant ce temps-là, des tags fleurissent partout; alors qu’ils avaient pris cette fâcheuse habitude de tout nettoyer.

Tout ce beau monde se dérègle au rythme du climat. Ils ont l’air de kiffer, mais en fait ils ne font que très mal appréhender ce qui leur arrive, car ils ne connaissent pas  octobre en short et marcel, ici bas. Je vois plein de crackers et de nécessiteux, Lampedusa boyz entre autres, dans cette capitale bobo, alors qu’auparavant je ne les voyais pas, ou alors c’est que je les cherchais du regard.Y en avait même peut être plus, mais c’est maintenant que je les vois.

 

-Ah çà, on ne reconnaît que ce qu’on connaît.

-Justement, comment tu veux qu’ils sachent comment faire ? personne ne connait çà; il  y a du changement dans l’air; çà pue, c’est nauséabond.Sont pas habitués, ils s’y prennent mal.

personne n y était préparé, même les nuages sont sous pression…

 

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